Avec le service, les remises du service court, les coups d’attaque, et les coups de défense, la gamme des coups de contre est l’une des 5 grandes familles de coups techniques de notre sport.

Certains les maîtrisent tellement qu’ils en ont fait la base de leur système de jeu, les “joueurs de contre”.

201px-Jan-Ove_Waldner.jpgQuand il s’agit de jouer en contre, même s’il était capable d’être efficace dans tous les systèmes de jeu, on cite toujours l’immense Jan-Ove Waldner. Champion olympique en 1992, il fut porte-drapeau de la délégation suédoise a Atlanta en 1996. Il fut 2 fois champion du monde. La plus grande variation dans les “blocs”, on y reviendra.

On peut également citer le jeune japonais Kenta Matsudaira, intelligent, habile, et grand joueur de contre. Img263742497-365x265.jpg Il faut noter que ce système de jeu est prédominant chez les filles à haut-niveau.

Alors, qu’entend-t-on par coups de contre? -“contre”, signifie jouer CONTRE l’initiative adverse! Ca veut dire laisser “démarrer” l’adversaire en top spin, pour placer un coup de contre, souvent fatal. Voici la liste des coups de contre:

  • le bloc amorti, réalisé avec un relâchement “total” de la main, des doigts, permet de rendre une potentielle “cinquième balle” bien plus courte que prévu à l’attaquant, ce qui provoque souvent la faute.
  • le bloc coupe, de la même manière, imprime un effet coupe. Il est très efficace, mais hélas réellement difficile a placer. A cause de la vitesse et du timing, beaucoup de tentatives finissent dans le mur.
  • les blocs latéraux. Énormes en terme de spectacle, ils le sont aussi en terme d’efficacité. Un mouvement “d’essuie-glace” au moment du contact balle-raquette, juste avec la main, permet d’imprimer un effet latéral au bloc. Il impose une nouvelle composante à gérer pour l’attaquant.
  • le bloc dit “actif”, permet, avec un impact balle-raquette plus dur, d’être actif face à la prise d’initiative adverse. Prise de balle au sommet du rebond, contact sec, l’utilisation du “stockage d’energie” prend ici toute son ampleur.
  • le bloc dit “contrôle”, est une simple opposition pour parer le top-spin adverse. Sans geste, il permet avec la bonne ouverture de raquette, de remettre aisément un top adverse. Il conviendra de travailler le placement du bloc.
  • le bloc-spin, est une sorte de mini contre-top, joué avec la main uniquement. Dur à réaliser, il s’agit de repasser par dessus la balle, avec la raquette extrêmement fermée. Il permet d’imprimer un effet lifté à la balle. L’adversaire, dans son rythme, est souvent surpris de cette nature de balle, et d’une balle qui revient très vite!
  • le contre-top à la table, placé derrière un service ou une remise volontairement agressive (tendue), ou déstabilisante (2 rebonds, petit coté), fait souvent point quand il est bien réalise. Pour un simple aperçu du talent de Waldner, voici un bloc coupe latéral, suivi d’un simple bloc contrôle, énorme… Face à Timo Boll, excusez du peu!

Voici une vidéo illustrant l’art du bloc de Kenta Matsudaira

Pour conclure, même si après ces vidéos, le doute n’existe plus quant à l’efficacité. Etre fort et confiant contre l’initiative fait souvent gagner des points! Maitrisez ces coups de contre et vous prendrez même plaisir à laisser démarrer l’adversaire.

Même si vous n’êtes pas un monstre de physique, une bonne utilisation de la main couplée à une vraie anticipation et intention (science de jeu, coté malin), sont peut-être des qualités chez vous. Dans ce cas, essayez de vous diriger vers un jeu de contre.